Songes au Rivage

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Allez savoir
Morte ou Vivante

Est-ce un rêve ou une réalité ?

 

 

Chapitre 1:

 

Son cri la tira hors des ténèbres du sommeil. Il faisait aussi noir que dans son cauchemar. Elle demeura immobile sous ses couvertures, attendant que quelqu'un vienne l'aider à se rendormir. Non, il ne faisait pas aussi noir que dans son cauchemar. De la lumière s'infiltrait sous la porte projetant des rayons qui s'étalaient sur le sol tel un mystérieux présage. Les murs étouffaient des murmures agités. Comme personne n'était décidé à venir la voir, elle se leva. La porte grinça quand elle la poussa réduisant au silence les tremblotantes voix. Lorsqu'elle franchit le seuil du salon, elle se retrouva face à des visages crispés aux traits soucieux. Son pyjama étant à moitié transparent, Armel aurait déjà dû réagir en la dévorant de ses yeux taquins. Il ne détacha pas son regard du journal sur la table.
« Toutes les usines nucléaires du monde ont explosé ! » disant le gros titre. La jeune fille regarda ses parents, horrifiée.
« Va t'habiller et préparer tes affaires. Nous … Il faut partir d'ici. » Elle fronça les sourcils, la voix de son père était trop calme pour être normale.
« Je vais réveiller le petit ... » Le dernier mot de sa mère disparut dans de douloureux sanglots. Son père posa une main sur son épaule et s'en chargea.
La jeune fille reporta son attention sur Armel qui avait enfin décidé de s'intéresser à elle. Il lui offrit un sourire triste, jusqu'alors elle n'en n'avait jamais vu sur son joyeux visage.

Elle s'installa au coté d'Armel, se pencha pour vérifier si son frère était bien attaché et regarda par la vitre, ses parents debout, dehors.
« Non ! Non ! Vous ne restez pas là ! Vous venez avec nous, n'est-ce pas ? »
Le bras d'Armel serpenta le long de ses omoplates, agrippa son épaule et la tira vers le jeune homme. En temps normal, elle se serait laissée aller mais cette nuit, elle le repoussa brutalement.
« Il n'y a pas assez de place dans la voiture, tu le sais bien. Sur les dix millions d'habitants de la Terre, tous ne pourront pas être sauvés. »
La jeune fille éclata en larmes; écho aux siennes, celles de sa mère. Elle se jeta contre la poitrine d'Armel. Il la serra très fort contre son cœur pour y étouffer sa peine afin que celle-ci ne dérange pas le petit garçon qui s'était endormi.
« Je veillerai sur elle, sur eux. Je vous le promets.
- Je n'en ai jamais douté, Armel. Bonne chance ! »
Et la voiture s'en alla dans un discret ronronnement à travers la brume de cet adieu mouillé de larmes et de silence.

 

La femme soupira. Elle contempla dans le reflet du rétroviseur son fils, dodelinant de la tête, et la fille des voisins, le visage tendu, assoupie dans ses bras. Ils n'allaient pas vivre de choses faciles. Et elle ne serait pas là pour les soutenir. La mère d'Armel s'attarda sur le garçon, réveillé mais ailleurs où tout semblait heureux, ne semblait pas se rendre compte qu'il avait perdu ses parents. Pauvre petit! Comment réagirait-il quand il s'en apercevrait ? Comment sa grande sœur réussirait-elle à le calmer, elle déjà tant perturbée ?
La femme soupira plus fort. La main de son mari glissa sur la sienne tentant d'y apporter un peu de réconfort. Mais cela ne suffit pas pour contrer le désespoir provoqué par ce cataclysme. Et quel cataclysme ! On avait souvent parlé de fin du monde. De nombreux films à catastrophes ont été faits où le sol se dérobait sous les pieds des gens. On avait souvent publié des livres pour dénoncer ce que le monde risquerait de devenir si l'être humain continuait ainsi. Et l'être humain avait quand même continué.
Alors les scientifiques avaient trouvé une plante qui, non seulement se nourrissait de CO2, mais régulait sa quantité ainsi que celle de l'O2. Quelques années plus tard, cette plante s'était mise à pulluler et là où résidaient, enterrés sous le sol, des déchets nucléaires, de véritables forêts avaient poussées.

Ça manque d'impact ici !

Quel pouvait bien être le prénom du personnage féminin ? Peut-être avais-je prévu de ne pas lui en donner.

D'où a bien pu sortir une formulation pareille ?

J'ai dû me décourager aux explications. En les détaillant, elles m'ont semblée absurdes...

Aube Sélène

Août 2013

Le récit devait alterner avec une époque antérieure à ces évènements. Chaque changement marqué par le réveil de ce fameux personnage féminin, comme si ce qui était raconté n'était à chaque fois qu'un rêve.

Je n'en dirai pas plus. Sait-on jamais que l'envie de continuer me prenne, allez savoir...

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